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Retrospective 2009
Le dernier numéro de notre magazine municipal. Bilan de l’année 2009 et projets 2010

 

      la Forêt

Forêt d’Hier et d’Aujourd’hui

Sommaire
Histoire de Commercy
Vie culturelle
La madeleine de Commercy
la Forêt
Tourisme
Les plus beaux détours de France

La forêt d’hier ...
 
 
2 324 hectares… c’est la superficie de la forêt commerciennne (dont 431 hectares pour la forêt communale), partie d’un massif qui couvre plus de 3 500 hectares sur six communes. Pour l’essentiel, il s’agit de forêts communales ou domaniales issues du démembrement de la principauté de Commercy. Au XVIIIème siècle, ce massif forestier forme le noyau des « Plaisirs de Commercy », domaine de chasse du prince de Vaudémont puis de son cousin le duc Léopold avant que, pour Stanislas, l’ensemble soit réorganisé et rebaptisé « Plaisirs Royaux de Commercy ».
Tranchées de la Vierge, des Quatre Barrières, de Bézimont, de la Vaine-Vaux… Tout le massif est alors sillonné de « tranchées », allées permettant d’accéder aisément à cheval ou en carrosse à n’importe quel point du massif. L’entretien de toutes ces allées incombent aux villages de la souveraineté.
 
Pour maintenir le grand gibier sur place, des points d’eau sont aménagés : fontaine de Bézimont, de la Pigeotte… Créée par le cardinal de Retz, lui aussi chasseur qui a laissé son nom à une tranchée, la tranchée Cardinal, la Fontaine Royale sert d’abord à cela. Pour Stanislas, elle a aussi un autre rôle. C’est dans ce lieu, transformé par Emmanuel Héré, que le roi accueille ses hôtes lorsqu’ils viennent à Commercy lui rendre visite. Accueillis en fanfare aux frais de la ville, ils rejoignent ensuite le château en empruntant l’allée des Tilleuls.
Le massif forestier n’est pas uniquement consacré aux plaisirs princiers ou royaux, c’est aussi une source de revenus. C’est pour valoriser ce patrimoine que sont créés au début du XVIIIème siècle, les hauts-fourneaux de Vadonville et de Boncourt qui alimentent les forges de Commercy, de Grimaucourt, de Boncourt ainsi que la fonderie de Vadonville. Dans la forêt les équipages de chasse côtoient bûcherons, charbonniers et voituriers.
 
...et la forêt d’aujourd’hui

Aire de jeux de la Fontaine Royale

 
 
 
L’étang
Créé par les moines au XVIème siècle, il est abandonné 3 siècles plus tard. En 1995, la Ville et l’ONF le réhabilitent notamment pour des raisons écologiques et touristiques.
 
Le parcours de santé
 
Situé sur le route de Chonville, ce parcours permet à chacun, petits et grands, d’entretenir sa forme dans un cadre naturel. 15 ateliers répartis sur 2 km allient sport et détente au cœur du massif.

 
L’arboretum
 
Quel plaisir de tutoyer un arbre en l’appelant par son prénom !
Grâce à ce sentier, partez à la découverte des arbres de nos forêts. Sapin……. Erable…… et bien d’autres arbres connus et moins connus, que vous pourrez identifier grâce aux informations qui ponctuent ce circuit. L’arboretum est complété par un parcours botanique qui vous entraînera au cœur de la forêt pendant 40mn, pour mieux appréhender l’architecture du peuplement forestier et découvrir nos essences indigènes. Celui ci se prolonge vers un sentier botanique.
 
Le raibus
La présence du « Raibus » (Daphne cneorum) à Commercy est attestée dès 1828, par Charles Dumont dans ses ouvrages. A cette époque, il s’étend sur 1,2km. Mais la coutume locale d’en faire la cueillette et l’extension de la forêt vont progressivement le faire disparaître. C’est Pierre Malard, pharmacien et botaniste averti qui, en 1989, prévient les pouvoirs publics de la situation. Aujourd’hui présente, sur quelques centimètres carrés, sur une parcelle au lieu dit « le bois rébus », le daphné cnéorum bénéficie, depuis 1992, d’une protection par arrêté ministériel. Une convention entre la Ville, l’ONF, le Conservatoire des sites lorrains et le conservatoire et jardins botaniques de Nancy a permis l’étude du raibus dans son milieu naturel mais aussi la réimplantation de boutures prélevées in situ pour favoriser son développement.
Habituellement recensée dans les Alpes du Sud, sa présence à Commercy est probablement liée aux conditions naturelles et au traitement du massif forestier. Mais l’existence de cette plante aux fleurs rouges et odorantes est encore fragile sur notre territoire aussi, son emplacement précis ne peut être indiqué.
 
Le cormier
 
Le Cormier tire son nom de ses fruits les cormiers qui, il y a bien longtemps, servaient de base à une boisson fermentée très prisée des Gaulois, le curmi
Ces fruits peuvent être consommés à condition d’être très mûrs, voire même blets.
Son bois est très apprécié des ébénistes, car il est très dur, son grain fin permet de le travailler en lutherie, tournerie et en placage pour des meubles luxueux.
C’est une essence très rare qu’il faut préserver.
Ce Cormier est d’après les forestiers, un des plus imposants du quart nord Nord Est de la France.
Ses dimensions sont exceptionnelles. Ses congénères plafonnent, pour la plupart, à 20 m de hauteur à peine pour un diamètre de 30 cm à hauteur d’homme. Celui ci atteint allègrement 35 m de hauteur et 70 cm de diamètre !
Ce vieillard de presque 200 ans se porte encore bien, les forestiers le protègent, il fait l’objet de tous les soins, respectons le !
 
Les orchidées
 
Au cours de vos promenades, vous pourrez également découvrir différentes espèces d’orchidées. Sachez les apprécier dans leur environnement naturel et évitez de les cueillir pour ne pas contribuer à leur disparition.
 
26 décembre 1999…
… la tempête « Lothar » traverse la France, laissant derrière elle des paysages dévastés. En quelques minutes, à Commercy, 70% de la forêt domaniale, sont dévastés, 55% pour la forêt communale. C’ est ainsi, le produit de 7 à 8 années de travail qui disparaît. Les hêtres, essence dominante du massif, sont en grande partie déracinés.
Avec l’aide des services de l’ONF (Office National des Forêt) , très vite des moyens sont mis en place pour exploiter les grumes des chablis, nettoyer les parcelles touchées et prévoir ainsi le réaménagement des peuplements. Grâce à une gestion réfléchie, de notre forêt celle ci reprend vie, toujours en appliquant la devise des forestiers « imiter la nature, hâter son œuvre ».
Aujourd’hui encore et pour de nombreuses années, le massif commercien est très affecté par cette tempête, et son paysage en conserve de fortes traces.
Mais progressivement, la nature reprend ses droits pour offrir, demain, à nouveau, un environnement exceptionnel.
 
 
 
 
"PARABOLE"
Marqueterie monumentale de Jean Jacques Jofa,
en souvenir de la tempête de 1999.
(dimensions : 7,20m X 3m)

Salle du conseil municipal

 
 

Documents téléchargeables
Carte Randonées et Itinéraires
PDF
1.2 Mo

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